
ALGER 2006, 24 mai - 04 juin 2006
L’institutionnalisation du Festival National du Théâtre Professionnel est un pas important dans la mise en œuvre d’un projet culturel national. Il intervient au moment où notre société prend conscience de l’importance de la culture et du rôle majeur que peut jouer le théâtre pour contribuer au façonnement d’une société libre. Une société qui œuvre pour le dialogue et la tolérance et lutte contre l’exclusion.
artistique idéal pour favoriser la communication entre non seulement les membres d’une même société mais également entre les peuples. Le théâtre est un lieu de démocratie, un lieu de prise de conscience de la liberté qui permet aux artistes et au public rassemblés de créer les meilleures conditions pour la promotion des valeurs humaines, de rapprochement et de dialogues entre les hommes.
Cela pour dire toute la portée que revêt aujourd’hui l’avènement du Festival National du Théâtre Professionnel. Le Commissaire du Festival et le Comité d’organisation sont déterminés à oeuvrer pour que ce festival se développe et progresse pour devenir un événement culturel majeur dans la région. Le Festival se donne pour mission de présenter ce qui se fait de mieux en matière de création théâtrale sur la scène algérienne. Il s’agit aussi de favoriser la coopération et les échanges entre professionnels
Le Comité organisateur donne au festival un cachet novateur et le place sous le signe de la relance de l’activité théâtrale en Algérie. Dans ce sens , les théâtres et les troupes participantes seront tenus de présenter des créations récentes qui répondent au souci de faire évoluer notre théâtre vers plus de qualité aussi bien sur le plan du texte que sur celui de la forme. Sachant qu’à travers le monde, le théâtre n’arrête pas de se diversifier tant au niveau de la forme que des modes de représentation et de l’écriture, la participation de troupes étrangères s’imposera de plus en plus. Ce festival sera un lieu de rencontre et de confrontation de différentes expériences.
L’édition 2006 du Festival National du Théâtre Professionnel verra la participation des huit théâtres du secteur publique, de quatre troupes indépendantes invitées parmi les plus actives et les plus performantes du pays. et trois troupes étrangères (Maroc, Tunisie, France) seront conviées à faire partie du programme. Afin de stimuler la créativité et le spectacle théâtral de qualité, Le Festival National du Théâtre Professionnel prend un caractère compétitif. Les meilleurs artistes de chaque catégorie seront récompensés par un jury qui décernera les différents prix.
Motivation
MOTIVATIONS et OBJECTIFS du PROGRAMME
du Festival National du Théâtre Professionnel Alger
- Asseoir de façon irréversible le festival national du théâtre professionnel
- Mettre en place une administration permanente légère mais efficace pour la gestion technique et administrative du festival tout au long de l’année.
- Initier toutes actions susceptibles de favoriser les échanges et jumelages de notre festival avec les manifestations théâtrales internationales. (Arabes, africaines, européennes et autres)
- Faire du festival un grand rendez vous théâtral où toutes les tentatives et les expériences se convergent.
- Donner un thème pour chaque édition autours duquel toutes les activités se focalisent, les débats, les projections, les expositions…. Et aussi rendre « hommage » aux hommes de théâtre algérien ou étrangers.
- Organiser pendant la période de la tenue du festival ou au cours de l’année des forums, des colloques, des lectures …… où s’affrontent les idées, et où se bâtissent les projets.
- Poser les bases pour que le festival soit l’espace de toutes les exubérances verbales, gestuelles et dramatiques des troupes professionnelles et semi professionnelles (les coopératives…..
- Favoriser les échanges des spectacles, leur vente et achat, en encourageant la création d’un véritable marché du spectacle.
- Mettre sur pieds un calendrier pluriannuel pour l’organisation de stages de différents degrés à l’intention des comédiens, des animateurs de troupes, aux jeunes qui s’exercent aux métiers du théâtre.
- Organiser des rencontres, des séminaires, des colloques, et réunir les agents de la production théâtrale, les auteurs et les critiques.
- Éditer une revue spéciale théâtre en faisant appel à des spécialistes
- Mener une compagne de médiatisation, et de prospection pour rallier d’autres partenaires et sponsors par la signature de protocoles d’accord de moyen terme (un partenariat de 3 à 5 ans) sur la base d’une plate forme triennale ou quinquennale.
- Créer une dynamique nouvelle en favorisant par des actions concrètes le développement d’un festival Off et préparer un environnement propice pour que le spectacle de théâtre soit dans la rue (les places publiques), dans les lycées, les universités, les instituts et autre. La réalisation de cet objectif dépendra de la disponibilité et de la compréhension des différents organismes concernés que nous devons approcher et convaincre. Ce festival évoluera dans le sillage du programme du festival national du théâtre professionnel mais avec ses propres structures de préparation et de gestion (artistique et logistique), une forme de directoire dont le directeur sera membre du Commissariat du festival d’Alger.
Articles
Le Festival National du Théâtre Professionnel d’Alger est institué par arrêté du 13/07/2005 de Madame la Ministre de la Culture pris en application du décret exécutif n°03 - 297 du 10/09/2003 fixant les conditions et modalités d’organisation des festivals culturels.
Article 02:
Le Festival a pour objectifs de :
* contribuer à l'épanouissement de la culture nationale des différentes régions du pays. * favoriser la promotion des arts du théâtre.
* encourager les expériences d'avant-garde et les recherches dans le domaine du théâtre.
* organiser des rencontres dans les divers do¬maines du théâtre.
* développer l'émulation créatrice entre les hom¬mes de théâtre.
Article 03 :
Le Festival est un espace de compétition ouvert aux troupes nationales théâtrales professionnelles.
Article 04 :
Le Festival est organisé annuellement à Alger par le Commissariat du Festival National du Théâtre Professionnel
Article 05 :
Le Festival National du Théâtre Professionnel ouvre ses espaces aux œuvres théâtrales pertinentes des différentes régions du pays et aux troupes étrangères dans le cadre du programme du Festival, en hors compétition.
Article 06 :
Le Commissariat sélectionne et invite les troupes théâtrales qui seront présentes en compétition ou en hors compétition. -Chaque troupe ne peut entrer en compétition qu’avec une seule œuvre.
Article 07:
Conditions de participation :
L’œuvre doit :
* avoir été produite dans les douze mois précédant le Festival
* n’avoir pas été exploitée dans un autre festival ou compétition
* n’avoir pas été diffusée sur Internet ou autre moyen audio visuel
* porter sur une durée minimum de 70 minutes
* servir les objectifs du Festival tels que définis plus haut
Constitution du dossier :
* le texte de l’œuvre théâtrale écrit dans une des langues nationales
* un résumé de l’œuvre
* un enregistrement vidéo ou support CD ou DVD/VCD
* la fiche technique (modèle fourni par le Festival) dûment renseignée
* un dossier de presse sur la troupe et l’œuvre théâtrale
-Les dossiers des troupes participantes devront parvenir au plus tard trois (03) mois avant la date de la tenue du festival.
Article 08 :
Le Commissariat du Festival met à la disposition des troupes participantes les moyens humains et techniques nécessaires aux représentations.
Article 09 :
Le Commissariat du Festival peut enregistrer par les moyens audio visuels les œuvres théâtrales participantes au Festival en vue de leur archivage.
Article 10 :
Les troupes participantes seront prises en charge lors de leur séjour à compter de leur arrivée à Alger.
-La composante de la troupe ne doit en aucun cas dépasser 14 personnes, accompagnateurs inclus.
Article 11 :
Le Festival National du Théâtre Professionnel d’Alger :
* rendra hommage aux femmes et aux hommes de théâtre en reconnaissance de leur contribution à l’épanouissement et au rayonnement du théâtre algérien.
* honorera les jeunes talents du théâtre ayant fait preuve d’innovation et d’originalité artistique
prendra en charge les frais de transport et de séjour des personnes consacrées et honorées durant la manifestation
Article 12:
Le Festival National du Théâtre Professionnel d’Alger organise des colloques, des conférences et des ateliers dont les thèmes seront arrêtés par le Commissariat pour chaque édition.
Y prendront part des spécialistes choisis parmi les participants, invités et/ou autres.
Article 13 :
Le Commissariat procédera à la désignation des membres du Jury, choisis parmi les personnalités reconnues du monde de la culture (nationales et internationales).
Le Jury est composé d’un Président et de huit (08) membres au maximum.
Le Président procède à la lecture du rapport final du Jury proclame les résultats officiels de la compétition
Ne peut faire partie du Jury quiconque ayant un lien ou intérêt avec les oeuvres théâtrales en compétition officielle.
Toutes les réunions et délibérations du Jury se déroulent à huis clos.
Les décisions du Jury sont irrévocables et sans conteste
Article 14 :
La compétition est sanctionnée par l’attribution des prix suivants :
• Le prix de la meilleure œuvre théâtrale,
• Le prix du meilleur texte,
• Le prix de la meilleure mise en scène,
• Le prix de la meilleure interprétation masculine,
• Le prix de la meilleure interprétation féminine,
• Le prix de la meilleure scénographie,
• Le prix de la meilleure création musicale
• Le prix du Jury
Ces prix correspondent à l’allocation d’une distinction sous forme de diplômes et médailles accompagnées d’une prime en dinars algériens. Le Jury se réserve le droit de ne pas attribuer l’une des distinctions prévues plus haut.
Article 15:
Les éléments des différentes troupes sont placés sous la responsabilité directe de leurs chefs de délégation respectifs conformément à l’engagement pris sur la fiche de participation.
Article 16 :
Le non respect de l’application du programme et du règlement intérieur de l’édition engendre l’exclusion du/des participant(s) avec toutes les conséquences inhérentes.
Article 17 :
Le présent règlement pourrait faire l’objet d’amendement et ou d’enrichissement.
Article : 18 :
La participation au Festival implique l’adhésion totale au présent règlement
| DATE |
TITRE | Durée |
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25 MAI à 16 h
à 20 h
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ouverture officielle
Spectacle d’ouverture : « LA NUIT DES ROIS » de SHAKESPEARE par les étudiants de l’ISMAS |
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26 MAI à 19 h
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Théâtre Régional d’ORAN « ET-TALLAK » de Laarbi MeflahMise en scène : Mohamed SELLAL et Mohamed BELLAROUSSI |
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27 MAI à 19 h
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Théâtre Régional de BEJAIA « AAYLA HAMLA »Adaptation Omar FETMOUCHE Mise en scène : Omar GUENDOUZ |
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28 MAI à 19 h
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Théâtre Régional de SIDI BEL ABBES
« RAH IKHARREF »de Youssef MILA Mise en scène : Mohamed KADRI |
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29 MAI à 19 h
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Théâtre Régional de BATNA « EL AMBRATOR » deLarbi BOULBINA Mise en scène : chaouki BOUZID |
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30 MAI à 19 h
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Théâtre National d’ALGER «NORA » (Maison de poupée) de Henrik IBSEN Mise en scène : Ahmed KHOUDI |
2h 00
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31 MAI à 19 h
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Théâtre Régional de ANNABA « DJAYEH, KBIH OU MEJNOUN » de Djamel Hamouda Mise en scène : Djamel HAMOUDA |
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01 JUIN à 17 h
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1er juin Journée Internationale de l’Enfance En 1ère la Pièce « Raoudat El Nour » de ABBAS Med Islam présentée par la Troupe « ACHBAL AIN BENIAN » |
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02 JUIN à 19 h
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Proclamation des résultas
Cérémonie de clôture + SPECTACLE |
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Matin
9H30 : Prise de contact et discussion autour des objectifs du stage
10h30 : Visite guidée du TNA
Après-midi
14h30 : Critique, compte-rendu et écriture, par Ahmed CHENIKI
15h30 : La scène et ses environs, techniques et espaces scénographiques, par Brahim NOUAL et Ahmed KHOUDI
17h : Visionnage de la cassette de la pièce d’Ariane Mnouchkine, 1789
Mercredi 31 mai 2006
Matin
9h30-10h30 : Texte et représentation, par Ahmed CHENIKI
10H30-11h30 : Les lieux de la mise en scène, par Hafedh DJEDIDI
11h30-12h30 : Tentative critique de pièces jouées lors du festival
Après-midi
14h30 : Origines du théâtre et premiers genres (tragédie, comédie, dithyrambe), par Ahmed CHENIKI
15H30 : L’écriture dramatique, par Monique ENCKELL
16h30 : Lecture du spectacle théâtral, par Makhlouf BOUKROUH
Jeudi 1 juin 2006
Matin
9H30-11h- Métiers du spectacle et mise en scène, nouvelles perspectives, Dominique BRODIN
11h-12h30 : Les grandes tendances du théâtre (Stanislavski, Meyerhold, Brecht et Artaud), par Ahmed CHENIKI
Après-midi
14h : Les grandes tendances du théâtre et lecture de différentes instances du texte et de la représentation (essentiellement le personnage), par Ahmed CHENIKI
15h : Acteur et espace théâtral, par Mohamed QACEM
16H30 : Lecture de pièces jouées au TNA
17H30 : Clôture de la rencontre
Vendredi 26 mai 2006
9h00 : Ouverture du colloque
10h : Table ronde (Théâtre « public »/ Théâtre « indépendant » et métiers du spectacle: quelques repères et des interrogations)
(Animée par Ahmed Cheniki)
Avec Khaled Belhadj, Omar Fetmouche, Sid Ahmed Kara, Dominique Brodin, Monique Enckell et Sid Ahmed Agoumi
Lieux de l’Histoire et grandes tendances
Président de séance : Driss Gargoua
9h30 : Ahcène Tlilani (critique dramatique) : Théâtre et résistance nationale
10h : Salah Lombarkia (Université de Batna) : Une plongée dans la réalité du théâtre algérien
11h : Boualem Ramdani (critique dramatique): Le théâtre en Algérie : Réminiscences et positions
11h30 : Ahmed Hammoumi (Université d’Oran): Le comique dans le théâtre algérien
12h : Débat
12h30 : Pause
Expériences théâtrales et itinéraires particuliers
Président de séance : Ahmed Hammoumi
12h40 : Mohamed Kali (Journaliste) : Etat des lieux d’une expérience particulière : le théâtre à Sidi Bel Abbès
13h10 : Ahmed Mennour (Université d’Alger) : L’adaptation théâtrale chez Rédha Houhou : choix, techniques et pratique
13H30 : Débat
15h00 : Table ronde (Animée par Kémal Bendimered)
-Gestion et organisation de l’entreprise théâtrale : quelles perspectives ?
avec la participation de Dominique Brodin (Théâtre de la Courneuve, France), Makhlouf Boukrouh, Mongi …(Tunisie) et Roger Assaf (Homme de théâtre, Liban)
Dimanche 28 mai 2006
Réseaux thématiques et manifestations esthétiques
Président : Hafedh Djedidi
9h30 : Bouziane Benachour (journaliste) : Evolution et perception du texte dans le théâtre algérien ces dernières années
10h : Ahmed Cheniki (Université de Annaba): L’inscription de la culture populaire dans le théâtre algérien
10h30 : Tameur Ennouel (Université d’Oran): Le public algérien et l’espace scénique
11h00 : Débat
11h45 : Pause
12h : Tayeb Menad (Université de Mostaganem): Le théâtre de l’Algérie profonde : la place des communes
12h30 : Christiane-Chaulet Achour (Université de Cergy-Pontoise) : L’Algérie en scène (Texte lu)
13h :Débat
Théâtre amateur, jeune public et réception
Président : Amin Zaoui
14h30 : Driss Gargoua (Université de Sidi Bel Abbès) : Le théâtre amateur, un état des lieux
14h30 : Mokhtar Atmani (Homme de théâtre, ancien responsable du Prolet Kultde Saida) : L’expérience du théâtre amateur
15h : Monique Enckell (auteur et metteur en scène, France) : Le théâtre jeune public
15h30 : Abdelkrim Ghribi (Université de Mostaganem): Le théâtre pour enfants
16h :Makhlouf Boukrouh (Université d’Alger): Quel(s) public(s) pour le théâtre algérien
16h30 : Kémal Bendimered (Journaliste): Sur la critique théâtrale en Algérie
17h : Débat
Lundi 29 mai 2006
Expériences particulières et itinéraires singuliers
Président : Ahmed Cheniki
9h30 : Jean Yves Picq (auteur, metteur en scène et comédien, France): Un regard sur le théâtre (Texte lu)
10h : Abdelkrim Berrechid (auteur dramatique et homme de théâtre) : Le théâtre « cérémoniel »
10h30 : Roger Assaf (Professeur et homme de théâtre): Formes populaires et théâtre
11h : Hafedh Djedidi (Professeur à l’université de Sousse et metteur en scène) : Espaces et claviers de l’expérience théâtrale tunisienne
11h30 : Débat
12h15 : Dominique Brodin (Responsable du théâtre de la Courneuve): Sur la décentralisation
12h45 : Sergio Escobar (Directeur du Piccolo Teatro de Milano : L’expérience du Piccolo
13h15 : Débat
15h : Table ronde : Formation, public et critique
(Animée par Hadj Méliani)
Avec Hmida Ayachi, Makhlouf Boukrouh, Bouziane Benachour, Brahim Noual, Ahmed Hammoumi et Amar Zentar
17h : Discussion et synthèse
Vendredi 26 mai 2006
10h : Table ronde (Théâtre « public »/ Théâtre « indépendant » et métiers du spectacle: quelques repères et des interrogations)
(Animée par Ahmed Cheniki)
Avec Khaled Belhadj, Omar Fetmouche, Sid Ahmed Kara, Dominique Brodin, Monique Enckell et Sid Ahmed Agoumi



Le Commissaire du Festival Mr. Mhamed BENGUETTAF
Directeur des Moyens Généraux
Mr .Brahim NOUAL

Directeur Technique et planification
Mr. Habib ABDELKRIM

Directeur de la Communication
Mr. Feth El Nour BENBRAHIM

Directeur de l’administration
Mr. Rachid KRAIMECHE

Mr. Yahia NAZEF

Mr Ahmed KHOUDI

Théâtre National Algérien
«NORA » (Maison de poupée) de Henrik IBSEN
Mise en scène : Ahmed KHOUDI
هم لعب ، لعب خسيسة و دنيئة، بدون أدنى شك
نورة تمثل رمز بزوغ فجر الحركة النسوية.
المرأة إنسان، تفكر، تخرج، تهجر...
بفضل هذه الرائعة يدخل ابسن قاموس
المسرح العالمي.
لكن هل تستطيع دميته الثائرة أن تعيش
و تنتزع من المجتمع المكانة التي تليق بها؟
« ET-TALLAK » de Laarbi Meflah
et Mohamed BELLAROUSSI
« RAH IKHARREF » de Youssef MILA
Mise en scène : Mohamed KADRI
ملخص المسرحية
« AAYLA HAMLA » Adaptation Omar FETMOUCHE
Mise en scène : Omar GUENDOUZ
Sans toit ni foyer, la famille se voit dans l'obligation d'occuper un kiosque à musique que le père aménagea en un deux pièces cuisine, mais le même jour, la police lés embarqua à la brigade pour construction illicite avant de se voir octroyer par le maire un acte de logement dans une ... Zaouïa déjà occupée par des sans logis. Affaiblie, la famille m'barek retournera au kiosque à musique pour y passer les moments les plus difficiles de sa vie durant cette nuit de froid d'hiver. Les laissera-t-on faire ?
Cette pièce qui se veut une tragi comédie essaie d'évoquer le sordide avec élégance et le sinistre avec humour.
Théâtre Régional Azzedine MEDJOUBI Annaba
Titre de la pièce :« DJAYEH, KBIH OU MEJNOUN » de Djamel Hamouda
Mise en scène : Djamel HAMOUDA

ثلاثة اخوة يعشقون في سرية نفس المرأة... كل منهم يعدها بالزواج و العيش في سعادة و الحلي و المجوهرات. كل واحد يعشقها على طريقته، عنف... سذاجة... فوضى... و الوعد بالزواج لا يتم إلا بعد فتح وصية الأب المتوفى منذ زمان. و قبل الوصول إلى الوصية هناك وصية أخرى تحذر من أن الوثيقة المتضمنة تقسيم الميراث لا تنفتح إلا في يوم الكسوف.
يا ترى من يرث من؟ من لا يرث؟ و ماذا يرث؟
« EL AMBRATOR » de Larbi BOULBINA
Mise en scène : chaouki BOUZID




Jeudi 30 mars 2006
Par Abdou B.
Le Festival du théâtre professionnel est de retour ! Dans l’absolu, il s’agit d’une bonne nouvelle si les objectifs assignés à ce festival, ou à n’importe quel autre, sont de poser les jalons d’une politique du théâtre, d’opérer en profondeur le travail nécessaire à la base (à partir de la commune) pour ancrer une culture du théâtre, vulgariser le concept même du théâtre, créer et maintenir une demande en la matière et générer une offre durable, de qualité et quantitativement en mesure d’en faire un service permanent. Mais en réalité, peut-on répondre à juste raison, un festival n’à aucunement ces missions, nulle part au monde. Ce qui serait pertinent.
Un festival par définition est une moisson régulière (annuelle ou biannuelle), une vitrine nationale ou internationale dans laquelle sont exposés des produits culturels fabriqués à travers une chaîne qui croisent des métiers, de l’art, de la musique, des artisanats (costumes – décors – accessoires) des circuits informatisés (réservations – vente de billets – abonnement, etc.), des supports de vulgarisation et de communication (affiches de création – dépliants – fiches techniques – biographies – cartes postales, etc.).
Un festival de théâtre est beaucoup plus lourd à monter qu’un festival du film ou du court métrage, il pose dans tous les cas une sempiternelle question non réglée, parce qu’elle est sans cesse occultée pour des considérations qui n’ont rien à voir avec la culture. Cette question concerne le rôle de l’Etat, du théâtre privé, du théâtre national et la relation qu’entretiennent les pouvoirs publics avec la culture en général et avec le théâtre de manière particulière.
Par l’Etat, il est question de ses démembrements, à Alger, dans la wilaya, la mairie, les maisons de la culture, les centres de jeunesse, etc. Etant bien entendu que l’émergence d’un festival dans un environnement culturel national aride revient à exposer des productions faites pour un rendez-vous et qui sont réalisées dans quelques grandes villes. Le logiciel à la trame récurrente était à partir d’un sommet, en général des fonctionnaires qui ont une relative stabilité de l’emploi, qui n’auraient à la limite nul besoin de créer pour exister et nourrir leur famille, d’organiser des éliminatoires selon des équilibres régionaux, clientélistes ou autres, pour ramener sur la capitale des troupes.
Avignon, Cannes, Berlin et d’autres villes dans le monde abritent de prestigieux festivals sans être des capitales. Oui, mais en Algérie où trouver des salles modernes, fonctionnelles avec les métiers nécessaires ? C’est là un des nœuds d’une politique théâtrale qui objectivement est confinée exclusivement au square Port Saïd.
Lorsqu’il s’agit de théâtre professionnel, de quoi parle-t-on ? Il y a les édifices et les salariés qui leur sont rattachés, et qui sont payés par le Trésor public, donc à la charge des contribuables et/ou de la rente pétrolière. Et il y a les rares troupes privées qui essaient de vivre de leur travail, de leur création. A travers ces deux formules où les chances, les moyens sont inégalement répartis, on essaie de faire exister un théâtre.
Là où elles sont sur un pied d’égalité, c’est dans l’inexistence pour toutes de technologies aujourd’hui intimement liées à la fabrication de formes théâtrales originales, de pièces singulières qui combinent les arts visuels, des jeux de lumière (lasers), des filons, des décors escamotables, la participation de l’informatique, etc. Pour tous ceux qui font du théâtre en Algérie, ou ceux qui aspirent à en faire, il y a un gros problème d’équipements, des plus lourds aux plus légers, à commencer par les salles et leur répartition sur le territoire national. Combien de gigantesques cités, de villes, grandes ou petites, se retrouvent sans théâtre, donc sans aucune chance d’assister à une représentation ?
Le TNA, à ce jour, n’a ni la technologie ni les techniciens qui vont avec.
Maintenant, si un festival de théâtre peut générer une réflexion sur la place (pour le théâtre) de la commune, de l’Etat, du mouvement associatif, du statut des créateurs (qui ne peuvent être ni des fonctionnaires ni des décideurs pour ne pas être juge et partie), alors vivement le festival, une fois affirmée la place de l’Etat, partenaire, régulateur, commanditaire et mécène et non plus metteur en scène. Un arbitre en quelque sorte. A signaler que, dans les pays qui ont inventé les festivals, ces derniers sont dirigés par les associations ayant à leur tête un secrétaire général, un délégué général ou un président. Ici, depuis l’Année de l’Algérie en France (limitée dans le temps) on désigne des Commissaires !
A. B.
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Festival de théâtre professionnel
Journées d’étude de critique dramatique pour les journalistes
Dans leur exposé des motifs, ils postulent pour que la lecture du texte et de la représentation ne peut être sérieuse que si elle est informative, c’est-à-dire fondée sur un savoir et un appareillage rigoureux qui ne devraient pas, cela va de soi, enlever à la pièce sa dimension ludique.
« Ce préambule résume en fait un reproche largement partagé au sein de la corporation des artistes en rapport avec l’absence criante de professionnalisme de nombre d’articles de presse portant sur l’activité théâtrale. » Aussi, a-t-il été retenu que l’objectif de ce court stage sera d’apporter un certain nombre d’informations techniques et théoriques aux jeunes journalistes désirant écrire sur le théâtre. Mais préviennent les organisateurs : « Il serait peu sérieux de prétendre former en un temps aussi court des critiques dramatiques. Aussi, serons-nous amenés dans cette perspective à privilégier le débat. Nous tenterons de lire les textes fondateurs de la pratique théâtrale et d’interroger le parcours de certains hommes et femmes de théâtre et leurs recherches théoriques sans occulter, bien entendu, la réalisation pratique. » De la sorte, la rencontre sera entamée par une visite guidée du TNA qui permettrait de mieux saisir l’importance des différents métiers du théâtre contribuant à l’élaboration du spectacle. Ainsi, la complexité de la représentation théâtrale serait mieux saisie du fait qu’elle fait appel à plusieurs métiers et à de nombreuses instances matérielles et physiques. « Après ce passage obligé par le TNA, nous questionnerons succinctement les espaces centraux de la lecture du texte et de la représentation (relation texte et représentation), différents territoires théoriques (Aristote, Stanislavski, Vakhtangov, Meyerhold, Artaud, Brecht, Brook, Mnouchkine...), des textes et des pièces (pièces algériennes en cassettes vidéo). Notre travail pratique s’articulera autour de la pièce de Mnouchkine, 1789, les spectacles en représentation durant le festival et des pièces algériennes filmées. « Concrètement, le stage est articulé autour de trois axes, avec en premier, une visite guidée du théâtre. En second lieu, il y aura une initiation aux différents courants du théâtre en partant de La Poétique d’Aristote, des formes théâtrales grecques (dithyrambe, tragédie comédie), la commedia dell’arte, la tragédie et la comédie du XVIIe siècle, le théâtre de boulevard, Brecht, Artaud, le théâtre de l’absurde, les différents lieux de l’expérience contemporaine (Stanislavski, Grotowski, Kantor). Enfin, il est prévu l’apprentissage de la lecture du texte (distinction texte et représentation, le fonctionnement du personnage, le discours théâtral, la mise en scène, l’objet théâtral...)
M. Kali
2005, une année culturelle commune mais prometteuse
Posté par algerculture le January 02 2006 11 :36:39
Des initiatives préfigurent des perspectives positives
Jeudi 29 décembre 2005
Par Hassan Gherab ( La Tribune )
Faire défiler les 12 mois de l’année avec l’idée de faire ressortir les réalisations dans le secteur de la culture les ayant marqués n’est pas chose aisée. En clair, il est bien difficile de désigner par «bilan» ce qui serait plus juste d’appeler «inventaire» des manifestations artistiques et des événements culturels et ce, même s’il n’y a guère eu foisonnement, qui ont été organisés épisodiquement.
Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi
Jeudi 29 décembre 2005
Par Hassan Gherab ( La Tribune )
Faire défiler les 12 mois de l’année avec l’idée de faire ressortir les réalisations dans le secteur de la culture les ayant marqués n’est pas chose aisée. En clair, il est bien difficile de désigner par «bilan» ce qui serait plus juste d’appeler «inventaire» des manifestations artistiques et des événements culturels et ce, même s’il n’y a guère eu foisonnement, qui ont été organisés épisodiquement. Évidemment, l’argument du manque de moyens est plus que recevable. Mais s’il suffit pour expliquer la rareté, il ne peut cependant
justifier le déficit dans la qualité du produit présenté à la consommation.
Le problème de la culture n’est pas seulement le manque d’argent, mais aussi et surtout le manque d’idées et d’initiatives pouvant créer une dynamique qui, enclenchée, sera capable d’attirer des bailleurs de fonds.
Les responsables de la culture, comme les artistes, après s’être longtemps plaints de l’insuffisance, voire de l’inexistence des budgets, ont fini par comprendre qu’une bonne idée ou une initiative sont des arguments plus que convaincants aux yeux d’un financier.
Ainsi, après s’être contenté, dans les premiers temps, d’organiser conjoncturellement ce qu’ils pouvaient avec le peu que leur accordaient les budgets et subventions alloués, les responsables ont commencé à cogiter. Et de ces cogitations sont sorties quelques initiatives qui, si elles sont menées à terme, pourraient faire de 2005 l’année charnière à partir de laquelle la culture deviendrait un secteur réellement vivant, actif et productif. Un des exemples les plus disants est sans conteste l’intérêt accordé au patrimoine tant matériel qu’immatériel. En plus des différentes opérations et chantiers de restauration lancés çà et là, le ministère de la Culture a accordé toute l’importance à la formation, l’encadrement en vue de garantir une bonne gestion et exploitation des richesses patrimoniales. Il a ainsi impliqué les hommes de science algériens et mis à profit les accords de coopération, avec l’Italie principalement, pour, si nécessaire, les faire bénéficier du savoir-faire des partenaires étrangers à travers des cycles de formation ou l’encadrement sur site. Cette démarche permet à l’Algérie de se doter de spécialistes pour l’inventoriage, la restauration et la préservation de son patrimoine, en attendant de disposer des gros budgets nécessaires à sa totale prise en charge et exploitation. C’est dans ce cadre que s’inscrit la journée d’information sur l’élaboration des études de restauration et des plans permanents de sauvegarde, de protection et de mise en valeur des biens culturels immobiliers protégés et des sites archéologiques qui a été organisée cette semaine à Alger au profit des architectes spécialisés. A quelques nuances près, ces objectifs se retrouvent dans les résolutions du séminaire sur la conservation et le stockage du patrimoine documentaire et audiovisuel qui s’est tenu la semaine dernière à Alger.
Parmi les recommandations des séminaristes, la création d’une école supérieure du patrimoine documentaire et le renforcement de la coopération avec les pays étrangers et les organismes internationaux en vue de bénéficier de leur expérience en matière de conservation du patrimoine documentaire écrit et audiovisuel. C’est dans cette perspective que s’inscriraient également les différents colloques, nationaux et internationaux, organisés par le ministère de la Culture. Les colloques sur la littérature des voyageurs arabes, sur la pensée politique en Algérie de 1830 à 1962, sur la culture soufie ou sur la femme soufie sont autant de voies ouvertes à la réflexion et la recherche qui augurent un futur culturellement riche en activités et réalisations. Ces exemples illustrent ce soubassement que le ministère de la Culture est en train de construire pierre par pierre et sur lequel pourrait s’édifier une
politique culturelle réfléchie et conséquente. L’autre pierre à l’édifice sera la relance des festivals et l’élaboration d’une loi pour l’institutionnalisation de certains de ces rendez-vous culturels longtemps disparus. C’est ainsi que l’année 2005 a vu réapparaître ou naître des festivals un peu partout à travers le territoire national. Cinéma, musique, poésie, chants bédouins, culture Aïssaoua, danse ou théâtre auront leurs festivals. Le ministère ira même jusqu’à en institutionnaliser trois nationaux, un quatrième arabo-africain. Mieux, il a décidé de ressusciter le Festival national du théâtre professionnel qui a disparu huit longues années et de l’institutionnaliser lui aussi. Mais la renaissance de ce festival ne peut signifier relance du théâtre qui vit une situation pour le moins des plus déplorables.
Seules les productions de quelques coopératives indépendantes sauvent la face à ce théâtre dont les rares productions ne sont en fait que des reproductions d’œuvres qui l’avaient porté jadis au firmament du 4ème art. Son institutionnalisation comme celle des quatre autres ne sont pas synonymes de prise en charge réelle et totale de ces arts sur tous les plans : production, promotion, distribution, formation… Le cinéma est à ce titre l’exemple parfait de l’insuffisance d’une bonne idée ou initiative. Le ministère a bien pensé à créer un Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA). Mais la structure s’est vite avérée d’une inutilité effarante et la production cinématographique est toujours au ras de pâquerettes. Quant à la formation, rien d’éclatant n’est sorti de la transformation, en 2004, de l’Institut national des arts dramatiques (INAD) en Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel (ISMAS) qui visait la restructuration et la spécialisation de l’enseignement et la formation dans ces domaines. Le seul rai de lumière dans ce clair-obscur cinématographique est apporté par quelques productions plus ou moins -beaucoup moins que plus– algériennes et des courts métrages algériens réalisés par de jeunes cinéastes qui, ayant compris qu’il ne fallait rien attendre des institutions, se sont pris en charge et ont concrétisé leurs projets grâce à des montages financiers qu’ils ont réussi à réaliser après avoir frappé à toutes les portes susceptibles de s’ouvrir sur une petite aide.
Les Beaux-Arts sont cette autre mauvaise image de la culture, ou plutôt de la gestion de la culture. La situation prévalant au sein de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, qui ne sort d’une grève que pour en entamer une autre, sans que cela fasse bouger les responsables du ministère, est à ce titre la meilleure preuve de l’inconséquence des responsables dont une décision aurait suffi, si ce n’est apporter une solution à tous les problèmes posés, à dénouer pour le moins une situation conflictuelle vieille de plusieurs années.
Les décisions de ce genre et les initiatives qui, si elles sont prises et bien accompagnées, pourraient redonner à la culture algérienne le lustre et le rang qu’elle doit avoir, sont nombreuses, et ne coûteraient guère plus qu’une signature et, peut-être, un peu moins que l’organisation d’un colloque. Mais là n’est pas notre propos. Aussi nous abstiendrons-nous de nous étaler sur le sujet des perspectives et attentes qui seront abordées dans nos prochaines éditions.
H. G.
Participation du TNA et des théâtres régionaux au Festival national du théâtre professionnel
ALGER, 9 mai 2006 (APS-POOL-UMA)- Le Théâtre national algérien (TNA) et 6 théâtres régionaux, (en l'absence du théâtre de Constantine), participeront aux compétitions officielles du Festival national du théâtre professionnel qui s'étalera du 25 mai au 2 juin 2006, en présence de plusieurs figures artistiques arabes et étrangères.
Institué en vertu de l'arrêté ministériel du 23 juillet 2005, "le Festival verra la participation, hors compétition, de six troupes professionnelles indépendantes", a indiqué M. M'hamed Benguettaf, commissaire du festival, lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation du programme de cette manifestation culturelle dont les préparatifs avaient débutés cinq mois auparavant.
M. Benguettaf a indiqué que les troupes professionnelles indépendantes participant à cette édition ont été retenues en fonction de leur représentativité régionale, leur volume de production et leur régularité, et ce, en vue de garantir l'impartialité dans la sélection, en attendant leur sélection définitive par des spécialistes pour les futures éditions.
A noter que les troupes indépendantes participant au festival, hors compétition, sont El-Kanki de Mostaganem, Imsebriden de Tizi-Ouzou, Ahl El-Khachaba d'Adrar, Praxis de Miliana, El-Brili de Constantine et el-Tadj de Bordj Bou Arreridj.
Outre la planche du TNA qui abritera, quotidiennement, les pièces retenues pour la compétition officielle, les troupes participant hors compétition se produiront à la salle El Mouggar et à l'amphithéâtre de l'université des sciences et technologie Houari Boumediene (USTHB) de Bab Ezzouar. Le commissariat du festival a même prévu d'élargir l'éventail de cette manifestation aux wilayas limitrophes de la capitale (Tizi Ouzou, Médéa, Blida, Boumerdes et Ain Defla).
L'élargissement de cette manifestation à d'autres wilayas traduit la volonté du commissariat du festival d'amorcer une véritable dynamique théâtrale susceptible de promouvoir le quatrième art et de le rapprocher du public, a confié M. Benguettaf.
Les élèves de l'Institut supérieur de Bordj El-Kifan ouvriront le bal en cérémonie d'ouverture par la présentation d'une pièce théâtrale inspirée de "La nuit des rois", de Shakespeare, édité par Ahmed Khoudhi. La compétition officielle se poursuivra par la présentation des pièces: "Nora ou la maison des poupées" du TNA, inspirée d'un texte universel de Henrik Ibsen, réalisée également par Ahmed Khoudhi, "le divorce" du théâtre régional d'Oran, "Aïla Haïla" (Une famille heureuse) du théâtre de Bejaïa, "Rah Ikheref" (Il délire) du théâtre de Sidi Bel Abbes, l'"Empereur", du théâtre de Batna ainsi que "Djayeh, kebih ou medjnoune" (Idiot, méchant et fou) du théâtre de Annaba.
La manifestation sera clôturée par la présentation d'une pièce arabe du théâtre de Sharjah (Emirats arabes unis). Plusieurs troupes arabes prendront part au festival à l'instar de la troupe tunisienne de "l'espérance de Beja" qui présentera une pièce intitulée "La pomme du paradis" et une troupe marocaine qui jouera la pièce "Anitra et le miroir brisé". Ces troupes ont été conviées pour donner plus d'attrait à cette édition, a déclaré Mohamed Benguettaf avant d'ajouter que l'Algérie, qui s'apprête à organiser une autre manifestation culturelle, à savoir l'année "Alger capitale de la culture arabe 2007", accueillera lors de ce festival plusieurs invités d'honneur dont la comédienne Samiha Ayoub, le chercheur et dramaturge irakien Mohamed Belkacem, le marocain Abdelkrim Berrachid, le tunisien Moundji Ibrahim...
Ces invités participeront à des activités inscrites en marge des représentations théâtrales dont une rencontre de trois jours sur la problématique du "théâtre entre professionnalisme et amateurisme" et une journée d'étude sur la critique ainsi que des ateliers de formation au profit des élèves du théâtre.
Accompagné lors de la conférence de presse de M. Nour el Feth , chargé de l'information au commissariat du festival, et de M. Nazef Yahia , secrétaire général du commissariat, M. Benguettaf a annoncé la composition du jury qui comptera plusieurs figures de proue algériennes et étrangères du monde du théâtre et de la littérature à l'instar de Sonia, Fouzia Ait El Hadj, Rabie Abdelhamid, le dramaturge marocain Abdelkrim Berrachid, le tunisien Moundji Ibrahim et le directeur adjoint du festival du Caire, M. Issam Abdallah Abdelhamid.
Les meilleures pièces seront primées au terme de ce festival, dont le concours officiel est ouvert aux pièces produites au cours des 12 mois précédant le début du festival et n'ayant participé à aucun festival ou concours, ni diffusées sur Internet ou par un autre moyen audio-visuel.
Les prix récompenseront la meilleure pièce théâtrale, le meilleur texte, la meilleure mise en scène, les meilleures interprétations masculine et féminine, outre la meilleure scénographie, la meilleure création musicale et le prix du jury.
Le commissaire du festival a indiqué que l'édition 2006 sera l'occasion pour rendre hommage à 12 personnages du 4ème art au parcours artistique riche, à l'instar de Kelthoum, Nouria, Wahiba, Latifa, Sid Ali Kouiret, Larbi Zekkal, Taha Laamiri, Mohamed Farah, Ben Mohamed Mohamed, Kouache, Hadj Smaïl et Abou Djamel. Les plumes journalistiques ayant contribué au mouvement théâtral en Algérie n'en seront pas en reste.
A une question concernant la défection du théâtre régional de Constantine, M. Benguettaf a indiqué que le commissariat du festival a adressé une invitation au théâtre de Constantine, mais n'a pas reçu de réponse de sa part.
(APS-POOL-UMA)
Le prochain festival national du théâtre professionnel, qui aura lieu du 25 mai au 3 juin, a nécessité cinq mois de préparation.
C’est ce qu’a annoncé, hier, M. Benguettaf, directeur du Théâtre national algérien (TNA), lors d’une conférence de presse organisée au siège de cette structure culturelle.
Cette manifestation sera annuelle dans le but d’encourager les expériences d’avant- garde théâtrales et d’organiser des rencontres entre professionnels du domaine. "Les théâtres régionaux de Sidi Bel- Abbès, Batna, Annaba, Bejaïa, Oran et Alger participeront avec leurs troupes ainsi que six troupes théâtrales des diverses régions du pays", a précisé M. Benguettaf.
Ce choix de ces troupes est justifié par leurs nouvelles productions inédites dont la durée est limitée à 70 minutes. Pour les 6 troupes participantes, il s’agit de "Praxis" de Miliana, "El Kenki" de Mostaganem, "Tedj" de Bordj Bou Arreridj, "El Khachaba" de Adrar, et "Misbriden" de Tizi Ouzou.
Ce festival, placé sous le triple signe de l’universel, de l’avenir et de la jeunesse, réunit 12 troupes nationales, 6 autres en compétition et 6 en off. Parallèlement, les troupes de Aïn Defla, Boumerdès et Médéa assureront des mini-festivals.
Des troupes théâtrales venues du Maroc, de la Tunisie et des Emirats arabes unis seront également au rendez-vous en qualité d’invités d’honneur. Ces nombreuses formations théâtrales, régionales et indépendantes, assureront leur prestation à la salle El Mouggar et à l’université de Bab Ezzouar, tandis que les nationales se produiront au TNA durant tout le festival.
En marge des représentations, un colloque de trois jours sur la thématique "quelle réforme pour quel théâtre ?", ainsi qu’une journée d’étude relative au professionnalisme et aux critères de définition du 4e art seront initiés.
En outre, des hommages seront rendus à 12 personnalités du 4e art notamment Keltoum, Nouria, Wahiba, Latifa, Kouiret, Zekal, Hadj Smaïn, Amiri, Mohamed Farah, Abou Djamel, ainsi qu’à des journalistes qui ont accompagné, par leurs écrits, le mouvement théâtral à l’image de Amar Zentar, Nadjib Stambouli, Kamel Bendimerad et Boualem Ramdani. Il y aura aussi des invités d’honneur à l’instar de Mme Samiha Ayoub (Egypte), Mohamed Kacem (Irak), Abdelkrim Barchide (Maroc), Moundji Benbrahim (Tunisie), Sergio Escobar (Italie), Monique Henkel et Dominique Brodin (France). Le jury sera composé de 9 membres parmi eux Fouzia Aït Hadj, Monique Henkel, Abdelkrim Rabia Amin Zaoui, Sonia, Benziane Benachour, Hissam Abdellah et Moundji Benbrahim qui consacreront la meilleure œuvre théâtrale, le meilleur texte, la meilleure mise en scène, scénographie, musique originale, la meilleure interprétation féminine et masculine, ainsi que le prix spécial du jury.
Le spectacle d’ouverture prévu pour le 25 mai est assuré par les élèves de l’ISMAS avec la pièce "La nuit des rois" de Sheakespeare sur une mise en scène de Khouidi. Les représentations notamment "Tallak", "Aayla Hamla" "Ambrator", "Nora ou la maison de poupée" et "Rah Ikharref" auront lieu respectivement les 26, 27, 28 29 et 30 mai. La cérémonie de clôture, prévue à 19h, aura lieu le 2 juin.
ramaturge et directeur général du TNA «Aux jeunes de prendre les choses en main» Échos de plumes en seconde édition M’hamed Benguettaf, dramaturge et directeur général du TNA Ayant un parcours artistique de plus de quarante ans d’expérience, l’homme des planches, M’hamed Benguettaf, qui a à son actif douze créations, tente, à travers un programme d’action culturel de redynamiser le TNA, une institution qu’il dirige depuis deux années. En diagonale, il nous fait le point sur l’état des lieux du quatrième art et sur la préparation du festival professionnel qui, après une mise en veilleuse de quinze années, renaît de ses cendres. Le Jour d’Algérie : Après un itinéraire artistique d’une quarantaine d’années, quel regard porte le dramaturge M’hamed Benguettaf sur le quatrième art algérien ? M’hamed Benguettaf : Je porte un regard tendre et critique à la fois sur cette passion à laquelle je suis rivé depuis 43 ans. Je vois toute ma carrière défiler devant moi, un itinéraire qui m’a apporté énormément de choses, notamment sur le plan émotionnel, aux côtés de comédiens de talent comme Allal El Mouhib, Mustapha Kateb, Keltoum, H
Kheïra A.
