Samedi 20 Mai 2006

 
Arrêt sur image
L’État et le théâtre

 
        Jeudi 30 mars 2006

          Par Abdou B.

Le Festival du théâtre professionnel est de retour ! Dans l’absolu, il s’agit d’une bonne nouvelle si les objectifs assignés à ce festival, ou à n’importe quel autre, sont de poser les jalons d’une politique du théâtre, d’opérer en profondeur le travail nécessaire à la base (à partir de la commune) pour ancrer une culture du théâtre, vulgariser le concept même du théâtre, créer et maintenir une demande en la matière et générer une offre durable, de qualité et quantitativement en mesure d’en faire un service permanent. Mais en réalité, peut-on répondre à juste raison, un festival n’à aucunement ces missions, nulle part au monde. Ce qui serait pertinent.
Un festival par définition est une moisson régulière (annuelle ou biannuelle), une vitrine nationale ou internationale dans laquelle sont exposés des produits culturels fabriqués à travers une chaîne qui croisent des métiers, de l’art, de la musique, des artisanats (costumes – décors – accessoires) des circuits informatisés (réservations – vente de billets – abonnement, etc.), des supports de vulgarisation et de communication (affiches de création – dépliants – fiches techniques – biographies – cartes postales, etc.).
Un festival de théâtre est beaucoup plus lourd à monter qu’un festival du film ou du court métrage, il pose dans tous les cas une sempiternelle question non réglée, parce qu’elle est sans cesse occultée pour des considérations qui n’ont rien à voir avec la culture. Cette question concerne le rôle de l’Etat, du théâtre privé, du théâtre national et la relation qu’entretiennent les pouvoirs publics avec la culture en général et avec le théâtre de manière particulière.
Par l’Etat, il est question de ses démembrements, à Alger, dans la wilaya, la mairie, les maisons de la culture, les centres de jeunesse, etc. Etant bien entendu que l’émergence d’un festival dans un environnement culturel national aride revient à exposer des productions faites pour un rendez-vous et qui sont réalisées dans quelques grandes villes. Le logiciel à la trame récurrente était à partir d’un sommet, en général des fonctionnaires qui ont une relative stabilité de l’emploi, qui n’auraient à la limite nul besoin de créer pour exister et nourrir leur famille, d’organiser des éliminatoires selon des équilibres régionaux, clientélistes ou autres, pour ramener sur la capitale des troupes.
Avignon, Cannes, Berlin et d’autres villes dans le monde abritent de prestigieux festivals sans être des capitales. Oui, mais en Algérie où trouver des salles modernes, fonctionnelles avec les métiers nécessaires ? C’est là un des nœuds d’une politique théâtrale qui objectivement est confinée exclusivement au square Port Saïd.
Lorsqu’il s’agit de théâtre professionnel, de quoi parle-t-on ? Il y a les édifices et les salariés qui leur sont rattachés, et qui sont payés par le Trésor public, donc à la charge des contribuables et/ou de la rente pétrolière. Et il y a les rares troupes privées qui essaient de vivre de leur travail, de leur création. A travers ces deux formules où les chances, les moyens sont inégalement répartis, on essaie de faire exister un théâtre.
Là où elles sont sur un pied d’égalité, c’est dans l’inexistence pour toutes de technologies aujourd’hui intimement liées à la fabrication de formes théâtrales originales, de pièces singulières qui combinent les arts visuels, des jeux de lumière (lasers), des filons, des décors escamotables, la participation de l’informatique, etc. Pour tous ceux qui font du théâtre en Algérie, ou ceux qui aspirent à en faire, il y a un gros problème d’équipements, des plus lourds aux plus légers, à commencer par les salles et leur répartition sur le territoire national. Combien de gigantesques cités, de villes, grandes ou petites, se retrouvent sans théâtre, donc sans aucune chance d’assister à une représentation ?
Le TNA, à ce jour, n’a ni la technologie ni les techniciens qui vont avec.
Maintenant, si un festival de théâtre peut générer une réflexion sur la place (pour le théâtre) de la commune, de l’Etat, du mouvement associatif, du statut des créateurs (qui ne peuvent être ni des fonctionnaires ni des décideurs pour ne pas être juge et partie), alors vivement le festival, une fois affirmée la place de l’Etat, partenaire, régulateur, commanditaire et mécène et non plus metteur en scène. Un arbitre en quelque sorte. A signaler que, dans les pays qui ont inventé les festivals, ces derniers sont dirigés par les associations ayant à leur tête un secrétaire général, un délégué général ou un président. Ici, depuis l’Année de l’Algérie en France (limitée dans le temps) on désigne des Commissaires !  
  

 
A. B.

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Festival de théâtre professionnel
Journées d’étude de critique dramatique pour les journalistes

Dans leur exposé des motifs, ils postulent pour que la lecture du texte et de la représentation ne peut être sérieuse que si elle est informative, c’est-à-dire fondée sur un savoir et un appareillage rigoureux qui ne devraient pas, cela va de soi, enlever à la pièce sa dimension ludique.

 « Ce préambule résume en fait un reproche largement partagé au sein de la corporation des artistes en rapport avec l’absence criante de professionnalisme de nombre d’articles de presse portant sur l’activité théâtrale. » Aussi, a-t-il été retenu que l’objectif de ce court stage sera d’apporter un certain nombre d’informations techniques et théoriques aux jeunes journalistes désirant écrire sur le théâtre. Mais préviennent les organisateurs : « Il serait peu sérieux de prétendre former en un temps aussi court des critiques dramatiques. Aussi, serons-nous amenés dans cette perspective à privilégier le débat. Nous tenterons de lire les textes fondateurs de la pratique théâtrale et d’interroger le parcours de certains hommes et femmes de théâtre et leurs recherches théoriques sans occulter, bien entendu, la réalisation pratique. » De la sorte, la rencontre sera entamée par une visite guidée du TNA qui permettrait de mieux saisir l’importance des différents métiers du théâtre contribuant à l’élaboration du spectacle. Ainsi, la complexité de la représentation théâtrale serait mieux saisie du fait qu’elle fait appel à plusieurs métiers et à de nombreuses instances matérielles et physiques. « Après ce passage obligé par le TNA, nous questionnerons succinctement les espaces centraux de la lecture du texte et de la représentation (relation texte et représentation), différents territoires théoriques (Aristote, Stanislavski, Vakhtangov, Meyerhold, Artaud, Brecht, Brook, Mnouchkine...), des textes et des pièces (pièces algériennes en cassettes vidéo). Notre travail pratique s’articulera autour de la pièce de Mnouchkine, 1789, les spectacles en représentation durant le festival et des pièces algériennes filmées. « Concrètement, le stage est articulé autour de trois axes, avec en premier, une visite guidée du théâtre. En second lieu, il y aura une initiation aux différents courants du théâtre en partant de La Poétique d’Aristote, des formes théâtrales grecques (dithyrambe, tragédie comédie), la commedia dell’arte, la tragédie et la comédie du XVIIe siècle, le théâtre de boulevard, Brecht, Artaud, le théâtre de l’absurde, les différents lieux de l’expérience contemporaine (Stanislavski, Grotowski, Kantor). Enfin, il est prévu l’apprentissage de la lecture du texte (distinction texte et représentation, le fonctionnement du personnage, le discours théâtral, la mise en scène, l’objet théâtral...)

M. Kali

2006-05-10/2006-05-10-42158
 

2005, une année culturelle commune mais prometteuse
Posté par algerculture le January 02 2006 11 :36:39

Des initiatives préfigurent des perspectives positives
Jeudi 29 décembre 2005
Par Hassan Gherab ( La Tribune )

Faire défiler les 12 mois de l’année avec l’idée de faire ressortir les réalisations dans le secteur de la culture les ayant marqués n’est pas chose aisée. En clair, il est bien difficile de désigner par «bilan» ce qui serait plus juste d’appeler «inventaire» des manifestations artistiques et des événements culturels et ce, même s’il n’y a guère eu foisonnement, qui ont été organisés épisodiquement.


Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi

Nouvelles entendues

Jeudi 29 décembre 2005
Par Hassan Gherab ( La Tribune )

Faire défiler les 12 mois de l’année avec l’idée de faire ressortir les réalisations dans le secteur de la culture les ayant marqués n’est pas chose aisée. En clair, il est bien difficile de désigner par «bilan» ce qui serait plus juste d’appeler «inventaire» des manifestations artistiques et des événements culturels et ce, même s’il n’y a guère eu foisonnement, qui ont été organisés épisodiquement. Évidemment, l’argument du manque de moyens est plus que recevable. Mais s’il suffit pour expliquer la rareté, il ne peut cependant
justifier le déficit dans la qualité du produit présenté à la consommation.
Le problème de la culture n’est pas seulement le manque d’argent, mais aussi et surtout le manque d’idées et d’initiatives pouvant créer une dynamique qui, enclenchée, sera capable d’attirer des bailleurs de fonds.
Les responsables de la culture, comme les artistes, après s’être longtemps plaints de l’insuffisance, voire de l’inexistence des budgets, ont fini par comprendre qu’une bonne idée ou une initiative sont des arguments plus que convaincants aux yeux d’un financier.
Ainsi, après s’être contenté, dans les premiers temps, d’organiser conjoncturellement ce qu’ils pouvaient avec le peu que leur accordaient les budgets et subventions alloués, les responsables ont commencé à cogiter. Et de ces cogitations sont sorties quelques initiatives qui, si elles sont menées à terme, pourraient faire de 2005 l’année charnière à partir de laquelle la culture deviendrait un secteur réellement vivant, actif et productif. Un des exemples les plus disants est sans conteste l’intérêt accordé au patrimoine tant matériel qu’immatériel. En plus des différentes opérations et chantiers de restauration lancés çà et là, le ministère de la Culture a accordé toute l’importance à la formation, l’encadrement en vue de garantir une bonne gestion et exploitation des richesses patrimoniales. Il a ainsi impliqué les hommes de science algériens et mis à profit les accords de coopération, avec l’Italie principalement, pour, si nécessaire, les faire bénéficier du savoir-faire des partenaires étrangers à travers des cycles de formation ou l’encadrement sur site. Cette démarche permet à l’Algérie de se doter de spécialistes pour l’inventoriage, la restauration et la préservation de son patrimoine, en attendant de disposer des gros budgets nécessaires à sa totale prise en charge et exploitation. C’est dans ce cadre que s’inscrit la journée d’information sur l’élaboration des études de restauration et des plans permanents de sauvegarde, de protection et de mise en valeur des biens culturels immobiliers protégés et des sites archéologiques qui a été organisée cette semaine à Alger au profit des architectes spécialisés. A quelques nuances près, ces objectifs se retrouvent dans les résolutions du séminaire sur la conservation et le stockage du patrimoine documentaire et audiovisuel qui s’est tenu la semaine dernière à Alger.
Parmi les recommandations des séminaristes, la création d’une école supérieure du patrimoine documentaire et le renforcement de la coopération avec les pays étrangers et les organismes internationaux en vue de bénéficier de leur expérience en matière de conservation du patrimoine documentaire écrit et audiovisuel. C’est dans cette perspective que s’inscriraient également les différents colloques, nationaux et internationaux, organisés par le ministère de la Culture. Les colloques sur la littérature des voyageurs arabes, sur la pensée politique en Algérie de 1830 à 1962, sur la culture soufie ou sur la femme soufie sont autant de voies ouvertes à la réflexion et la recherche qui augurent un futur culturellement riche en activités et réalisations. Ces exemples illustrent ce soubassement que le ministère de la Culture est en train de construire pierre par pierre et sur lequel pourrait s’édifier une
politique culturelle réfléchie et conséquente. L’autre pierre à l’édifice sera la relance des festivals et l’élaboration d’une loi pour l’institutionnalisation de certains de ces rendez-vous culturels longtemps disparus. C’est ainsi que l’année 2005 a vu réapparaître ou naître des festivals un peu partout à travers le territoire national. Cinéma, musique, poésie, chants bédouins, culture Aïssaoua, danse ou théâtre auront leurs festivals. Le ministère ira même jusqu’à en institutionnaliser trois nationaux, un quatrième arabo-africain. Mieux, il a décidé de ressusciter le Festival national du théâtre professionnel qui a disparu huit longues années et de l’institutionnaliser lui aussi. Mais la renaissance de ce festival ne peut signifier relance du théâtre qui vit une situation pour le moins des plus déplorables.
Seules les productions de quelques coopératives indépendantes sauvent la face à ce théâtre dont les rares productions ne sont en fait que des reproductions d’œuvres qui l’avaient porté jadis au firmament du 4ème art. Son institutionnalisation comme celle des quatre autres ne sont pas synonymes de prise en charge réelle et totale de ces arts sur tous les plans : production, promotion, distribution, formation… Le cinéma est à ce titre l’exemple parfait de l’insuffisance d’une bonne idée ou initiative. Le ministère a bien pensé à créer un Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA). Mais la structure s’est vite avérée d’une inutilité effarante et la production cinématographique est toujours au ras de pâquerettes. Quant à la formation, rien d’éclatant n’est sorti de la transformation, en 2004, de l’Institut national des arts dramatiques (INAD) en Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel (ISMAS) qui visait la restructuration et la spécialisation de l’enseignement et la formation dans ces domaines. Le seul rai de lumière dans ce clair-obscur cinématographique est apporté par quelques productions plus ou moins -beaucoup moins que plus– algériennes et des courts métrages algériens réalisés par de jeunes cinéastes qui, ayant compris qu’il ne fallait rien attendre des institutions, se sont pris en charge et ont concrétisé leurs projets grâce à des montages financiers qu’ils ont réussi à réaliser après avoir frappé à toutes les portes susceptibles de s’ouvrir sur une petite aide.
Les Beaux-Arts sont cette autre mauvaise image de la culture, ou plutôt de la gestion de la culture. La situation prévalant au sein de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, qui ne sort d’une grève que pour en entamer une autre, sans que cela fasse bouger les responsables du ministère, est à ce titre la meilleure preuve de l’inconséquence des responsables dont une décision aurait suffi, si ce n’est apporter une solution à tous les problèmes posés, à dénouer pour le moins une situation conflictuelle vieille de plusieurs années.
Les décisions de ce genre et les initiatives qui, si elles sont prises et bien accompagnées, pourraient redonner à la culture algérienne le lustre et le rang qu’elle doit avoir, sont nombreuses, et ne coûteraient guère plus qu’une signature et, peut-être, un peu moins que l’organisation d’un colloque. Mais là n’est pas notre propos. Aussi nous abstiendrons-nous de nous étaler sur le sujet des perspectives et attentes qui seront abordées dans nos prochaines éditions.
H. G.

APS, 09/05/2006 08 :20 :42
 

Participation du TNA et des théâtres régionaux au Festival national du théâtre professionnel

 ALGER, 9 mai 2006 (APS-POOL-UMA)- Le Théâtre national algérien (TNA) et 6 théâtres régionaux, (en l'absence du théâtre de Constantine), participeront aux compétitions officielles du Festival national du théâtre professionnel qui s'étalera du 25 mai au 2 juin 2006, en présence de plusieurs figures artistiques arabes et étrangères.

Institué en vertu de l'arrêté ministériel du 23 juillet 2005, "le Festival verra la participation, hors compétition, de six troupes professionnelles indépendantes", a indiqué M. M'hamed Benguettaf, commissaire du festival, lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation du programme de cette manifestation culturelle dont les préparatifs avaient débutés cinq mois auparavant.
M. Benguettaf a indiqué que les troupes professionnelles indépendantes participant à cette édition ont été retenues en fonction de leur représentativité régionale, leur volume de production et leur régularité, et ce, en vue de garantir l'impartialité dans la sélection, en attendant leur sélection définitive par des spécialistes pour les futures éditions.
A noter que les troupes indépendantes participant au festival, hors compétition, sont El-Kanki de Mostaganem, Imsebriden de Tizi-Ouzou, Ahl El-Khachaba d'Adrar, Praxis de Miliana, El-Brili de Constantine et el-Tadj de Bordj Bou Arreridj.
Outre la planche du TNA qui abritera, quotidiennement, les pièces retenues pour la compétition officielle, les troupes participant hors compétition se produiront à la salle El Mouggar et à l'amphithéâtre de l'université des sciences et technologie Houari Boumediene (USTHB) de Bab Ezzouar. Le commissariat du festival a même prévu d'élargir l'éventail de cette manifestation aux wilayas limitrophes de la capitale (Tizi Ouzou, Médéa, Blida, Boumerdes et Ain Defla).
L'élargissement de cette manifestation à d'autres wilayas traduit la volonté du commissariat du festival d'amorcer une véritable dynamique théâtrale susceptible de promouvoir le quatrième art et de le rapprocher du public, a confié M. Benguettaf.
Les élèves de l'Institut supérieur de Bordj El-Kifan ouvriront le bal en cérémonie d'ouverture par la présentation d'une pièce théâtrale inspirée de "La nuit des rois", de Shakespeare, édité par Ahmed Khoudhi. La compétition officielle se poursuivra par la présentation des pièces: "Nora ou la maison des poupées" du TNA, inspirée d'un texte universel de Henrik Ibsen, réalisée également par Ahmed Khoudhi, "le divorce" du théâtre régional d'Oran, "Aïla Haïla" (Une famille heureuse) du théâtre de Bejaïa, "Rah Ikheref" (Il délire) du théâtre de Sidi Bel Abbes, l'"Empereur", du théâtre de Batna ainsi que "Djayeh, kebih ou medjnoune" (Idiot, méchant et fou) du théâtre de Annaba.
La manifestation sera clôturée par la présentation d'une pièce arabe du théâtre de Sharjah (Emirats arabes unis). Plusieurs troupes arabes prendront part au festival à l'instar de la troupe tunisienne de "l'espérance de Beja" qui présentera une pièce intitulée "La pomme du paradis" et une troupe marocaine qui jouera la pièce "Anitra et le miroir brisé". Ces troupes ont été conviées pour donner plus d'attrait à cette édition, a déclaré Mohamed Benguettaf avant d'ajouter que l'Algérie, qui s'apprête à organiser une autre manifestation culturelle, à savoir l'année "Alger capitale de la culture arabe 2007", accueillera lors de ce festival plusieurs invités d'honneur dont la comédienne Samiha Ayoub, le chercheur et dramaturge irakien Mohamed Belkacem, le marocain Abdelkrim Berrachid, le tunisien Moundji Ibrahim...
Ces invités participeront à des activités inscrites en marge des représentations théâtrales dont une rencontre de trois jours sur la problématique du "théâtre entre professionnalisme et amateurisme" et une journée d'étude sur la critique ainsi que des ateliers de formation au profit des élèves du théâtre.
Accompagné lors de la conférence de presse de M. Nour el Feth , chargé de l'information au commissariat du festival, et de M. Nazef Yahia , secrétaire général du commissariat, M. Benguettaf a annoncé la composition du jury qui comptera plusieurs figures de proue algériennes et étrangères du monde du théâtre et de la littérature à l'instar de Sonia, Fouzia Ait El Hadj, Rabie Abdelhamid, le dramaturge marocain Abdelkrim Berrachid, le tunisien Moundji Ibrahim et le directeur adjoint du festival du Caire, M. Issam Abdallah Abdelhamid.
Les meilleures pièces seront primées au terme de ce festival, dont le concours officiel est ouvert aux pièces produites au cours des 12 mois précédant le début du festival et n'ayant participé à aucun festival ou concours, ni diffusées sur Internet ou par un autre moyen audio-visuel.
Les prix récompenseront la meilleure pièce théâtrale, le meilleur texte, la meilleure mise en scène, les meilleures interprétations masculine et féminine, outre la meilleure scénographie, la meilleure création musicale et le prix du jury.
Le commissaire du festival a indiqué que l'édition 2006 sera l'occasion pour rendre hommage à 12 personnages du 4ème art au parcours artistique riche, à l'instar de Kelthoum, Nouria, Wahiba, Latifa, Sid Ali Kouiret, Larbi Zekkal, Taha Laamiri, Mohamed Farah, Ben Mohamed Mohamed, Kouache, Hadj Smaïl et Abou Djamel. Les plumes journalistiques ayant contribué au mouvement théâtral en Algérie n'en seront pas en reste.
A une question concernant la défection du théâtre régional de Constantine, M. Benguettaf a indiqué que le commissariat du festival a adressé une invitation au théâtre de Constantine, mais n'a pas reçu de réponse de sa part.

(APS-POOL-UMA)


 

 

 
 Festival national du théâtre professionnel d’Alger/Sous le signe de l’universel, de l’avenir et de la jeunesse»
 Culture-http://www.horizons-dz.com-10/05/2006
 

Le prochain festival national du théâtre professionnel, qui aura lieu du 25 mai au 3 juin, a nécessité cinq mois de préparation.

C’est ce qu’a annoncé, hier, M. Benguettaf, directeur du Théâtre national algérien (TNA), lors d’une conférence de presse organisée au siège de cette structure culturelle.
Cette manifestation sera annuelle dans le but d’encourager les expériences d’avant- garde théâtrales et d’organiser des rencontres entre professionnels du domaine. "Les théâtres régionaux de Sidi Bel- Abbès, Batna, Annaba, Bejaïa, Oran et Alger participeront avec leurs troupes ainsi que six troupes théâtrales des diverses régions du pays", a précisé M. Benguettaf.
Ce choix de ces troupes est justifié par leurs nouvelles productions inédites dont la durée est limitée à 70 minutes. Pour les 6 troupes participantes, il s’agit de "Praxis" de Miliana, "El Kenki" de Mostaganem, "Tedj" de Bordj Bou Arreridj, "El Khachaba" de Adrar, et "Misbriden" de Tizi Ouzou.
Ce festival, placé sous le triple signe de l’universel, de l’avenir et de la jeunesse, réunit 12 troupes nationales, 6 autres en compétition et 6 en off. Parallèlement, les troupes de Aïn Defla, Boumerdès et Médéa assureront des mini-festivals.
Des troupes théâtrales venues du Maroc, de la Tunisie et des Emirats arabes unis seront également au rendez-vous en qualité d’invités d’honneur. Ces nombreuses formations théâtrales, régionales et indépendantes, assureront leur prestation à la salle El Mouggar et à l’université de Bab Ezzouar, tandis que les nationales se produiront au TNA durant tout le festival.
En marge des représentations, un colloque de trois jours sur la thématique "quelle réforme pour quel théâtre ?", ainsi qu’une journée d’étude relative au professionnalisme et aux critères de définition du 4e art seront initiés.
En outre, des hommages seront rendus à 12 personnalités du 4e art notamment Keltoum, Nouria, Wahiba, Latifa, Kouiret, Zekal, Hadj Smaïn, Amiri, Mohamed Farah, Abou Djamel, ainsi qu’à des journalistes qui ont accompagné, par leurs écrits, le mouvement théâtral à l’image de Amar Zentar, Nadjib Stambouli, Kamel Bendimerad et Boualem Ramdani. Il y aura aussi des invités d’honneur à l’instar de Mme Samiha Ayoub (Egypte), Mohamed Kacem (Irak), Abdelkrim Barchide (Maroc), Moundji Benbrahim (Tunisie), Sergio Escobar (Italie), Monique Henkel et Dominique Brodin (France). Le jury sera composé de 9 membres parmi eux Fouzia Aït Hadj, Monique Henkel, Abdelkrim Rabia Amin Zaoui, Sonia, Benziane Benachour, Hissam Abdellah et Moundji Benbrahim qui consacreront la meilleure œuvre théâtrale, le meilleur texte, la meilleure mise en scène, scénographie, musique originale, la meilleure interprétation féminine et masculine, ainsi que le prix spécial du jury.
Le spectacle d’ouverture prévu pour le 25 mai est assuré par les élèves de l’ISMAS avec la pièce "La nuit des rois" de Sheakespeare sur une mise en scène de Khouidi. Les représentations notamment "Tallak", "Aayla Hamla" "Ambrator", "Nora ou la maison de poupée" et "Rah Ikharref" auront lieu respectivement les 26, 27, 28 29 et 30 mai. La cérémonie de clôture, prévue à 19h, aura lieu le 2 juin.


Kheïra A.


CULTURE

 ramaturge et directeur général du TNA

«Aux jeunes de prendre les choses en main»

TNA

Échos de plumes en seconde édition

 

M’hamed Benguettaf, dramaturge et directeur général du TNA

«Aux jeunes de prendre les choses en main»

Ayant un parcours artistique de plus de quarante ans d’expérience, l’homme des planches, M’hamed Benguettaf, qui a à son actif douze créations, tente, à travers un programme d’action culturel de redynamiser le TNA, une institution qu’il dirige depuis deux années. En diagonale, il nous fait le point sur l’état des lieux du quatrième art et sur la préparation du festival professionnel qui, après une mise en veilleuse de quinze années, renaît de ses cendres.

Le Jour d’Algérie : Après un itinéraire artistique d’une quarantaine d’années, quel regard porte le dramaturge M’hamed Benguettaf sur le quatrième art algérien ?

M’hamed Benguettaf : Je porte un regard tendre et critique à la fois sur cette passion à laquelle je suis rivé depuis 43 ans. Je vois toute ma carrière défiler devant moi, un itinéraire qui m’a apporté énormément de choses, notamment sur le plan émotionnel, aux côtés de comédiens de talent comme Allal El Mouhib, Mustapha Kateb, Keltoum, Hadj Omar, Abdelhalim Raïs, Larbi Zekkal, pour ne citer que ceux-là. Notre théâtre a connu des époques différentes avec des hauts et des bas, depuis sa naissance dans les années 20 jusqu’à la période florissante en production qui a marqué les années 80 en passant par la troupe du FLN. Nous aurions pu être en avance s’il n’y avait pas eu le vide qui a marqué la dernière décennie, tous secteurs confondus, d’ailleurs. Cela étant, nous avons stagné et celui qui stagne recule, évidemment. J’estime, toutefois, que le théâtre a survécu avec des troupes qui activaient sur la scène théâtrale. Le festival amateur de Mostaganem et les rencontres théâtrales de Koléa sont une illustration parfaite.

Voulez-vous dire que le théâtre algérien renaît de ses cendres ?

Je peux vous dire qu’actuellement, il existe un potentiel considérable estimé entre 1 000 et 1 200 troupes théâtrales à travers le pays qu’il faudra aider à aller de l’avant.

 

Peut-on connaître le bilan des activités depuis que vous dirigez le TNA ?

Si vous faites allusion au nombre de spectacles donnés au théâtre Mahieddine-Bachtarzi pour la période susnommée, nous avons enregistré quelque 300 spectacles. Quant aux représentations théâtrales, il y a eu environ 200 dont 12 produites par le TNA.

 
La présence du public reste quelque peu timide…

Oui, il est malheureux de voir des troupes théâtrales se produire devant un public clairsemé. Cependant, nous enregistrons, depuis quelques années, une amélioration en termes de rentrées. Le public commence à renouer avec le théâtre. Aussi, nous avons mis en place un programme de visites pédagogiques pour enfants.

 

Pouvez-vous nous édifier justement sur votre programme d’actions pour l’année 2006 ?

 Nous avons reconduit la plage horaire consacrée, l’année dernière, à la rencontre bimensuelle Echos de plumes. Cette fois-ci, nous allons passer à un autre stade. Autrement dit, accompagner cette initiative avec l’ouverture d’un théâtre de poche, un théâtre expérimental qui permettra aux metteurs en scène, chercheurs et hommes de théâtre de dégager

 

Une esquisse scénique, à partir des lectures proposées par de jeunes auteurs. Pour le mois de mars, nous avons élaboré un programme culturel étalé sur un mois afin de mettre en relief l’activité artistique féminine. Mars ô féminin est le titre générique du florilège artistique qu’alimentera la femme à travers des représentations théâtrales, des concerts de musique, des récitals de poésie, des expositions plastiques, etc. En marge de ce menu, il y aura une journée d’étude qui se polarisera autour de l’activité féminine. Par ailleurs, notre espace reste ouvert aux jeunes troupes qui veulent se produire. Nous sommes là pour leur fournir le matériau et le support, au même titre d’ailleurs des promos sortantes de l’INADC, invitées à se produire dans Visa pour le premier acte, une représentation qui couronne leur cursus. Enfin, pour ce qui concerne la production théâtrale, le TNA prévoit la réalisation de quatre pièces. Il s’agit de la Maison de poupée, Beyt El houdoud, le Petit Prince et Montserrat d’Emmanuel Roblès.

 

Après une éclipse de plus d’une quinzaine d’années, le festival du théâtre professionnel réapparaît cette année. Sur quelle base seront choisies les formations qui prendront part à cette manifestation ?

 Écoutez, nous ne disposons pas d’une quarantaine de troupes professionnelles à travers le pays pour prétendre à une sélection de qualité. Le challenge demeure ouvert aux sept théâtres régionaux et chacun d’eux sera présent avec sa formation théâtrale au festival professionnel qui aura lieu du 25 mai au 3 juin 2006 à Alger pour se produire en in. Nous inviterons, aussi, quatre ou cinq troupes semi professionnelles qui ont fait leurs preuves. Celles-ci donneront des représentations en off.

 

Vous ne les soumettez donc à aucun critère de sélection…

Aucun, sinon que la pièce soit inédite et qu’elle n’ait pas dépassé un délai de 12 mois depuis sa production.

 
Y aura-t-il un colloque en marge du festival ?

 Effectivement, il est prévu un colloque qui sera axé autour de quatre ou cinq thèmes, en sus d’une journée d’étude et d’un atelier de formation qui sera animé par des professionnels du théâtre et, probablement, des étrangers.

 

Revenons à la mission qui vous a été assignée, celle de chapeauter le volet théâtre pour le rendez-vous de 2007, «Alger, capitale de la culture du monde arabe». Comment vont les préparatifs ?

Nous avons proposé au commissariat général en charge de l’événement en question une vingtaine d’œuvres entre pièces théâtrales et représentations chorégraphiques. Quant à la tâche qui m’est confiée, elle se résume dans la coordination avec les théâtres qui auront la charge de produire les œuvres. La décision revient, tout compte fait, au commissariat général qui donnera son quitus pour le montage des œuvres dont la concrétisation doit voir le jour avant l’année en cours.

 
Un projet qui vous tient à cœur…

Disons que nous aurons beaucoup à faire cette année. Cela étant, notre souhait est de faire découvrir le talent de jeunes interprètes du sud aux gens du nord.

Pour ce faire, nous pensons mettre sur pied une sorte de journées théâtrales des troupes de Ouargla, Béchar, Adrar, etc., dans le Nord et vice-versa.

Propos recueillis
Par Hacène K.
 

publié par Rida Belghiat dans: Presse

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festeatpro

Pseudo: Rida BelghiatCatégorie: Art et cultureDescription:
Blog Officiel du Festival National du Théâtre Professionnel. Alger du 25 Mai au 02 Juin 2006.
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